La concurrence entre les compagnies

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La concurrence entre les compagnies

Message  Sha're le Mar 5 Aoû 2008 - 11:25

Les compagnies de transport maritime se livraient à une concurrence très intense. La White Star Line privilégiait la taille et l'élégance alors que la Cunard se concentrait sur la vitesse.
Est-ce que la White Star Line a bien fait de se concentrer sur ces aspects là de ces bateaux ?

Quelles étaient les autres compagnies célèbres ?

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Re: La concurrence entre les compagnies

Message  Pierre-20 le Mar 5 Aoû 2008 - 12:30

Oui ! La White Star Line c'est "le confort avant la vitesse"

La CGT (Compagnie Générale Transatlantique) ou French Line



Dernière édition par Pierre-20 le Mer 25 Avr 2012 - 17:13, édité 1 fois
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Re: La concurrence entre les compagnies

Message  olivier le Mar 5 Aoû 2008 - 17:00

C'est rien de le dire, pour de la concurrence c'était une sacré concurrence et aucune pitié !

Les principales compagnies :

La Cunard, la première "vraie" compagnie avec des unités qui privilégient la sécurité et le côté fonctionnel avant tout et ce jusqu'en 1900. Puis elle se concentre ensuite sur les prouesses architecturales en matière d'armement et de décoration mais aussi et surtout la vitesse, c'est à la Cunard que le Ruban Bleu est resté le plus longtemps avec Queen Mary, lusitania, Mauretania, Lucania...

La White Star vient ensuite, à la fin du 19ème siècle elle privilégie la vitesse à tout autre paramètre avec des champions du Ruban Bleu comme Adriactic, Britannic (le 1er), Germanic et enfin Teutonic en 1893. Par la suite, à peu près au moment ou Bruce Ismay prend la présidence, la compagnie se concentre principalement sur le luxe, le confort et les aménagements intérieurs et puis la taille surtout avec la classe Oceanic qui est la première à dépasser en jauge et longueur le géant Great Eastern.

La Norddeutscher Lloyd, compagnie allemande, la première à mettre en service un 4 cheminées et qui détrone en 1897 les deux précédentes compagnies anglaises grâce à toute une flopée de vaisseaux ultra rapides et luxueux. La Lloyd est à l'origine d'une nouvelle génération de paquebots qu'on appelle superpaquebots, sans qui Lusitania, Olympic et les autres n'auraient sans doute pas existé. Championne du Ruban Bleu qu'elle remporte à nouveau en 1929 avec les "express" Bremen/Europa.

La Hambourg-Amerika Linie ou HAPAG, compagnie allemande championne du Ruban Bleu en 1900 avec le superpaquebot Deutschland. Ce navire devient rapidement un gouffre financier alors elle se reconvertie dans le confort avec des paquebots aux proportions san précédent avec Amerika, Kaiserin Auguste Victoria et aussi et surtout en 1912 Imperator/Vaterland/Bismarck. Ces monstres, de véritables mastodontes dépassaient les 280 metres de long et les 55 000 tonneaux et pouvaient accueillir plus de 4500 passagers !

La Compagnie Générale Transatlantique ou CGT, ou encore "La Transat", compagnie française à l'origine de paquebots rapides d'abord (La Touraine, La Bourgogne) avant de mettre en service des géants du luxe comme les paquebots Paris, France (1910), Ile de France ou encore Normandie. Particulièrement reconnue pour le confort de ses unités et bien sûr pour sa cuisine excellente et ses bons vins. Ile De France est le premier navire à instaurer l'Art-Déco à bord des paquebots.

La United States Lines qui voit le jour après la 1ere guerre avec pour flag ship Leviathan (l'ex Vaterland de la HAPAG), elle met du temps à trouver sa place, la Prohibition y étant pour beaucoup. Ce n'est pas avant les années 50 qu'elle rencontre tous les succès avec le fameux United States qui bat tous les records de vitesse avec une traversée à 34,51 noeuds, ce navire est encore le détenteur du Ruban Bleu aujourd'hui.


Palmarès des paquebots concurrents :

Teutonic / Majestic (White Star,1889) = Campania / Lucania = (Cunard,1893)

Kaiser Wilhelm Der Grosse (Norddeutscher Lloyd, 1897) = Deutschland (HAPAG, 1900)

Lusitania/ Mauretania / Aquitania (Cunard,1906) = Olympic, Titanic, Gigantic (White Star, 1910)


Bremen / Europa / Columbus (Norddeutscher Lloyd, 1927) = Rex Conte di Savoia (Italian Line, 1928)

Normandie (CGT, 1935) = Queen Mary (Cunard, 1936)
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Re: La concurrence entre les compagnies

Message  Sha're le Mar 5 Aoû 2008 - 18:22

Merci Olivier.
De toutes ces compagnies de l'époque, il ne reste plus que la Cunard ?

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Re: La concurrence entre les compagnies

Message  olivier le Mar 5 Aoû 2008 - 18:27

Sha're a écrit:Merci Olivier.
De toutes ces compagnies de l'époque, il ne reste plus que la Cunard ?


La Norddeutscher Lloyd aussi, je crois qu'elle a fusionné avec la HAPAG et depuis elle s'appelle Hapag-Lloyd et existe encore mais je pense qu'elle s'est reconvertie dans les cargos et les petroliers mais je n'en suis pas sûr.
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Re: La concurrence entre les compagnies

Message  LittleTony87 le Lun 12 Mai 2014 - 13:22

Sha're a écrit:Les compagnies de transport maritime se livraient à une concurrence très intense. La White Star Line privilégiait la taille et l'élégance alors que la Cunard se concentrait sur la vitesse.
Est-ce que la White Star Line a bien fait de se concentrer sur ces aspects là de ces bateaux ?
C'était en effet un tournant très profitable. Roy Anderson explique dans White Star que le tournant a été pris juste avant la mort de Thomas Ismay, quand le projet des Big Four a été lancé. Des navires très gros (ils battaient un record inégalé depuis 40 ans, celui du Great Eastern), somptueux (l'Adriatic fut le premier à avoir piscine et bains turcs), mais de vrais escargots (16 noeuds, contre 20 pour le Teutonic qui avait dix ans de plus !). Ismay avait compris qu'une bonne partie de la clientèle n'était pas à un jour près (franchement, passer 6 ou 7 jour sur le bateau à l'époque, c'est un peu comme si on vous donnait aujourd'hui le choix entre un vol de 5 heures et un de 7), surtout si les prix étaient moindres et le confort supérieur ou égal aux "express". Car un navire lent consomme beaucoup, beaucoup moins de charbon. Et qui dit consommation moindre dit économies. Le charbon, c'est quand même ce qui coûte pas mal quand on exploite un navire, et chaque noeud coûte énormément.

Et si vous faites des économies sur les coûts de fonctionnement, vous pouvez garder votre navire rentable en baissant les tarifs. Du coup, plus de clients viennent. Tout bénef pour tout le monde. En particulier pour les émigrants qui, eux, se moquent totalement de la vitesse. À l'inverse, les records d'un Mauretania ont une belle prestance, mais une utilité très discutable (ça fait gagner environ une demie journée par rapport à l'Olympic ; pas assez pour être utile), pour un prix énorme. La Transat et les compagnies allemandes ont également compris dans les années 1910 que la vitesse n'était pas le meilleur filon, même si leurs navires étaient plus rapides que les White Star Liners.

Et Ismay avait eu le nez fin. Dans les années 1920 et surtout 1930, avec la crise, la mode est passée aux "cabin ships" comme le Britannic (III) et le Georgic : des navires plus petits, plus lents, mais aussi luxueux (voire plus) que les gros, et beaucoup moins cher. Et devinez quoi : au début des années 1930, le Britannic et le Georgic étaient les seuls navires rentables de la compagnie, voire, selon les dires de certains, de toute la marine marchande britannique sur l'Atlantique Nord ! rire
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