Titanic


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  RechercherRechercher  PortailPortail  MembresMembres  Site perso sur Jack PhillipsSite perso sur Jack Phillips  ConnexionConnexion  Page FacebookPage Facebook  AFTAFT  NPSNPS  
Partagez | 
 

 La belle époque dans tous ses états

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4

Vous voulez une suite sur :
L'art d'être jolie
8%
 8% [ 2 ]
Maquillage
8%
 8% [ 2 ]
La peau et la chevelure
4%
 4% [ 1 ]
Bains de mer
4%
 4% [ 1 ]
Chapeau
17%
 17% [ 4 ]
Corset
8%
 8% [ 2 ]
Images de la mode
4%
 4% [ 1 ]
Parfumerie & savon
8%
 8% [ 2 ]
Les supplices de la beauté
13%
 13% [ 3 ]
Hygiène
8%
 8% [ 2 ]
Reines de beauté en 1914
4%
 4% [ 1 ]
Comment avoir de jolis ongles
4%
 4% [ 1 ]
Autres...
8%
 8% [ 2 ]
Total des votes : 24
 

AuteurMessage
Sha're
Admin
Admin
avatar

Féminin
Age : 36
Messages : 12667
Inscrit le : 12/11/2006
Localisation : dans la station radio

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Sam 11 Jan 2014 - 23:45

LadyPierce a écrit:
Oui sha're sais vraiment ragoutant, mais sa pourrai être sympa d’essayé certaine composition fleurie.
A la rigueur le bain fleuri oui.

Citation :
En tout cas j'espère que les photos mise ne sont pas dérangeante..  cactus
Non, pas de soucis.  fkpo

_________________
"Que le plaisir qu'elle procure éteigne mon corps et le feu de mon âme à tout jamais"


Mon site sur Jack Phillips : http://jackphillips-titanic.e-monsite.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://jackphillips-titanic.e-monsite.com/
LadyPierce

avatar

Féminin
Age : 24
Messages : 1793
Inscrit le : 15/01/2013

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Dim 12 Jan 2014 - 16:24

Me voila soulagé  ouf
Le reportage de hier sur Arte une journée en 1913 était fort intéressant, avez vous vu que des dames pouvez avoir des dettes de belle toilette est autre frivolité , les dettes était éponge si elle couché avec un homme riche ou de la bourgeoisie !! J'ai trouvé sa incroyable !
Revenir en haut Aller en bas
LadyPierce

avatar

Féminin
Age : 24
Messages : 1793
Inscrit le : 15/01/2013

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Dim 12 Jan 2014 - 16:25

Voici le liens si vous souhaitez le regardé en replay : http://www.arte.tv/guide/fr/050756-000/24-heures-en-1913
Revenir en haut Aller en bas
Sha're
Admin
Admin
avatar

Féminin
Age : 36
Messages : 12667
Inscrit le : 12/11/2006
Localisation : dans la station radio

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Dim 12 Jan 2014 - 17:52

LadyPierce a écrit:
Me voila soulagé  ouf
Le reportage de hier sur Arte une journée en 1913 était fort intéressant, avez vous vu que des dames pouvez avoir des dettes de belle toilette est autre frivolité , les dettes était éponge si elle couché avec un homme riche ou de la bourgeoisie !! J'ai trouvé sa incroyable !
C'est assez choquant oui.  dgt  

LadyPierce a écrit:
Voici le liens si vous souhaitez le regardé en replay : http://www.arte.tv/guide/fr/050756-000/24-heures-en-1913
Merci Marjorie. Je viens de finir de le regarder. Tu as vu, une nourrice gagnait plus qu'un instituteur.  mpoi  Mais bon à part ça, je préfère vivre à notre époque.
Revenir en haut Aller en bas
http://jackphillips-titanic.e-monsite.com/
LadyPierce

avatar

Féminin
Age : 24
Messages : 1793
Inscrit le : 15/01/2013

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Dim 12 Jan 2014 - 22:24

Oui j'ai vu sa, mais en même temps les instituteurs on des horaires et les nourrisses doivent gérer tout la journée et la nuit.. Après réflexion sa ma moins "choqué".  som 
Revenir en haut Aller en bas
LadyPierce

avatar

Féminin
Age : 24
Messages : 1793
Inscrit le : 15/01/2013

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Mar 14 Jan 2014 - 19:13


Recettes de beauté bizarres sous la Renaissance




La médication du temps passé, avec ses formules naïves et compliquées, réunissant les éléments les plus étranges, mélange pittoresque d'un peu d'observation et de beaucoup de superstitions grossières, nous fait sourire aujourd'hui que nous possédons une étonnante variété de produits pharmaceutiques, composés et employés de manière rationnelle et sûre. Ces recettes, souvent répugnantes, nous surprennent surtout lorsqu'il s'agit des soins de la beauté. Est-il possible que les élégantes du XVe siècle, à cette époque où la coquetterie tint une si large place dans la vie des femmes, aient osé mettre sur leur peau, pour embellir leur teint, de l'huile de lézard ou de la fiente de chat ?



Ces recettes pourtant, à en croire les chroniqueurs du temps, faisaient merveille et voici, présentées sans commentaires, les plus originales parmi toutes celles, si nombreuses, que la tradition nous a laissées.



Les yeux



- Pour les faire briller. - Prenez des escargots  et lavez-les huit fois dans de l'eau. Puis faites-les distiller dans un alambic. Prenez ensuite de la fiente de lézard, du corail rouge et du sucre candi. Distillez et mêlez au premier mélange. Vous pourrez en mettre, soir et matin, une goutte dans vos yeux.

- Contre les paupières qui collent. - Mélangez de la cire et du gingembre ; passez avec du sang d'anguille et appliquez le soir sur vos yeux.

- Contre le larmoiement des yeux. - Mélangez bien de la rue, le fiel d'une chèvre et du miel. Appliquez le soir le mélange sur vos yeux.

- Contre les yeux chassieux. - Mêlez de la chélidoine avec du lait de femme et appliquez sur les yeux.

- Contre l'irritation des yeux. - Prenez un limaçon rouge et faites-le cuire dans l'eau. Retirez la graisse et couvrez-en vos yeux, en vous couchant.

- Contre les boutons des sourcils. - Prenez un oeuf dur ; écaillez quand il est chaud et par quartiers. Appliquez-le, de suite, sur un linge blanc.



Les cheveux



- Pour avoir une douce chevelure. - Lavez-vous la tête trois fois par jour avec de la rosée de mai.

- Pour empêcher vos cheveux de tomber. - Prenez des racines sèches de choux et roulez-les dans de l'eau de fontaine jusqu'à ce qu'elles se ramollissent. Lavez la tête avec cette eau.

- Pour faire repousser les cheveux. - Prenez des sangsues et faites-les brûler, de façon à les réduire en poudre. Mélangez avec de la fiente, du miel et du mercure, et frottez les places dénudées.

- Idem. - Faites brûler dans une poêle de fer des mouches à miel. Ajoutez à la cendre ainsi obtenue même quantité de cendres de semence de lin calcinées. Cela fait, faites bouillir une bonne quantité de lézards dans de l'huile. Exposez cette huile au soleil pendant vingt jours, et ajoutes la poudre. Oignez vos cheveux avec l'huile ainsi obtenue.

- Idem. - Faites brûler des mouches dans un pot ; mélangez la cendre avec du jus de cerfeuil et des noisettes réduites en poudre, ainsi que du miel et de l'huile, le tout ensemble. Frottez-en la tête.

- Pour blondir les cheveux. - Faites infuser de la rhubarbe dans du vin blanc, et humectez souvent avec une éponge. Laissez sécher, sans essuyer.

- Pour noircir les cheveux. - Mêlez des feuilles de figuier noir réduites en poudre et des vers de terre. Brûlez avec une suffisante quantité d'amandes douces pour en faire une pommade.

- Dépilatoire. - Broyez dans un mortier de la chair de lièvre avec des orties marines jusqu'à consistance de cataplasme at appliquez.

- Idem. - Mêlez des cendres de salamandre avec de l'huile jusqu'à consistance de bouillie et appliquez.

- Idem. - Faites un cataplasme de fiente de chat broyée dans un mortier avec du fort vinaigre.

- Idem. - Laissez sécher du sang de thon sur la partie dont vous voulez faire tomber le poil.



La bouche



- Pour blanchir les dents. - Prenez du corail rouge, des noyaux de dattes, des semences de perles, des écrevisses calcinées, de la corne de cerf, de chacun un drachme, avec un scrupule de sel d'absinthe. Pulvérisez ces choses subtilement, et frottez vos dents avec cette poudre.



Le teint



- Pour embellir le teint. - Faites fondre une demi-livre de suif de taureau et une demi-livre de beurre frais dans un demi-setier d'eau de roses. Levez la graisse qui surnagera, et incorporez-y 6 onces (180 gr.) de céruse en poudre.

- Idem. - Prenez une jeune cigogne qui n'a pas encore volé, ôtez-lui les entrailles, et mettez dans le corps une once de camphre et une drachme d'ambre fin. Faites cuire jusqu'à trois bouillons. Appliquer le jus sur les joues.

- Idem. - Concassez dans un mortier 30 grammes de perles fines bien blanches, puis mettez-les dans un récipient de verre sur des cendres chaudes. Versez dessus du vianigre blanc distillé. Une fois les perles fondues, mêlez une quantité égale d'eau de fleurs d'orange. Lotionnez le soir.

- Idem. - Faites bouillir une douzaine de pieds de mouton bien propres. Recueillez la graisse qui surnage et mêlez deux drachmes de borax et de blanc de baleine.

- Idem. - Prenez trois chopines de lait de vache, autant de vin blanc, les coques et la glaire de 2 douzaines d'oeufs frais, la mie d'un petit pain, une poignée d'orge, une rouelle de veau coupée en morceaux et 4 oignons de lys. Distillez au bain-marie.

- Idem. - Laissez vingt-quatre heures une poule grise sans boire ni manger, puis prenez 30 grammes de talc calciné, autant de baume de Judée et d'argent dissous à l'eau-forte et pour trois sous de mie de pain tout chaud. Mêlez ces choses et faites-les manger à la poule, sans lui donner à boire, et aussitôt qu'elle les aura avalées, étranglez-la avec une ficelle. Plumez-la et mettez dans un alambic de verre pour la distiller. Il en sortira une eau merveilleuse pour le teint.

- Pour ôter les taches de rousseur. - Eteignez plus fois des pièces d'or rougies au feu dans du vin très généreux. Faites-y dissoudre un peu de tartre et humectez les taches avec ce vin ainsi préparé.

- Idem. - Prenez une demi-douzaine de petits chiens de lait ; ôtez-leur les entrailles, puis mettez-les dans un alambic, avec une bonne quantité de sang de veau pour en faire la distillation au bain-marie. Il en sortira une eau bienfaisante.

- Contre les dartres de la peau. - Faites des applications de fiente de pigeon mêlées avec du vinaigre.

- Contre le hâle. - Détrempez des fiels de coq, de poule, de lièvre et d'anguille dans du miel, et oignez le visage, en évitant de toucher aux yeux.

- Contre les verrues. - Humectez d'urine âcre de chien. Si cela ne suffit pas, appliquer du sang de rat tout chaud ou un mélange de vin et de fiente de chevreau, ou encore de la fiente de brebis appliquée avec du vinaigre.

- Contre les marques de petite vérole. - Prenez une livre de vinaigre blanc et une livre d'urine d'une jeune personne ne buvant que du vin, une demi-livre de suc de plantain, 15 grammes de borax, 15 grammes de gomme adragante, deux poignées de fleurs de roses et de fèves. Laissez infuser trois jours sur des cendres chaudes, distillez au bain-marie et appliquez sur le visage le liquide ainsi obtenu.

- Idem. - Faites fréquemment des applications de sang de lièvre tout chaud.



Les mains



- Pour embellir les mains. - Prenez 4 livres d'eau de pluie, une demi-livre de figues grasses, 1 livre de miel blanc, une demi-livre de graisse de poule, et faites bouillir. Ajoutez quelques noix muscades et quelques girofles ; coulez le tout.

- Pour faire grossir. - Nourrissez une poule avec de vieilles grenouilles bien grasses, coupées en morceaux et bouillies avec du froment ; mangez la poule, mais en faisant attention de ne manger que le membre correspondant à celui que l'on veut engraisser.



Il semble que les apothicaires du temps avaient été doués d'une puissance prodigieuse de résistance au dégoût, pour pouvoir conserver chez eux toutes ces substances répugnantes, et l'on se demande avec horreur ce que devait être le laboratoire où ils recueillaient les matières premières destinées à ces extraordinaires onguents.
Revenir en haut Aller en bas
Boudi

avatar

Féminin
Age : 20
Messages : 1138
Inscrit le : 06/01/2013
Localisation : Dans le quartier des officiers

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Mar 14 Jan 2014 - 20:33

Hé bien! Ce n'était pas franchement ragoutant... Entre le sang de thon et la chair de lièvre... Beurk!
Les recettes pour les yeux sont pour moi les pires. Je ne sais pas si mes yeux sensibles auraient supporté du sang d'anguille!  rire 
Revenir en haut Aller en bas
Sha're
Admin
Admin
avatar

Féminin
Age : 36
Messages : 12667
Inscrit le : 12/11/2006
Localisation : dans la station radio

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Mar 14 Jan 2014 - 20:41

Je plussois Manon. Je ne m'attendais pas à ce genre de recettes de beauté.  rire  Ces préparations sont surprenantes et répugnantes.  soulagé

_________________
"Que le plaisir qu'elle procure éteigne mon corps et le feu de mon âme à tout jamais"


Mon site sur Jack Phillips : http://jackphillips-titanic.e-monsite.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://jackphillips-titanic.e-monsite.com/
LadyPierce

avatar

Féminin
Age : 24
Messages : 1793
Inscrit le : 15/01/2013

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Mar 14 Jan 2014 - 22:02

Je n'aurai essayé aucune de c'est recette en tout cas... Quel horreur tu la dis Boudi BEURK!  éclat 
Revenir en haut Aller en bas
LadyPierce

avatar

Féminin
Age : 24
Messages : 1793
Inscrit le : 15/01/2013

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Dim 10 Aoû 2014 - 21:35

La demoiselle de magasin


Avec le développement des grands magasins naît un nouveau métier: les demoiselles de magasin - un emploi très recherché. Certaines familles du quartier de la rue de Sèvres élèvent leurs filles dans l'optique de les voir travailler au Bon Marché. La demoiselle de magasin est une "personne élégante à la robe strictement ajustée, à la coiffure impeccable, soignant ses ongles et son langage". (extrait du livre de Paul Jarry de 1907 La journée d'une demoiselle de magasin)

La demoiselle de magasin - James Tissot - 1883-1885


Sa change des simples vendeuse qui ne savent même pas aligner un mot.


 clin 
Revenir en haut Aller en bas
LadyPierce

avatar

Féminin
Age : 24
Messages : 1793
Inscrit le : 15/01/2013

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Mar 19 Aoû 2014 - 9:06

La Gibson Girl : Icône Américaine De La Belle Epoque




Connaissez-vous la Gibson Girl ?

Symbole de la jeune Américaine en 1900, idéal de beauté féminine de son temps, elle eut un succès sans précédent durant une vingtaine d'années, depuis sa création en 1890 jusqu'aux années 1910.
L'histoire de la Gibson Girl commence en 1887 dans le magazine Life, sous la plume de l'illustrateur Charles Dana Gibson.
A travers ses dessins, il dépeint et critique la société de son temps. Il capte l'esprit de son époque, et crée une image qui à la fois reflète les aspirations des femmes américaines et incarne ce qu'il imagine de la femme idéale.
L'illustrateur décrit avec sa Gibson Girl, une silhouette et un style, si caractéristiques des tendances de cette période, mais aussi, et surtout, certaines attitudes nouvelles chez la femme.
Gibson décrit ainsi un nouveau modèle de femme, né après la Guerre de Sécession, une femme dont les rôles se diversifiaient, partageant avec les hommes des activités typiquement masculines jusque-là, une femme plus indépendante, qui a sa propre individualité.

C'est une femme proche de la New Woman, image d'un idéal féministe de la fin du XIXeme siècle, qui prônait l'indépendance vis-à-vis des hommes, tant au niveau économique que sexuel.
Les femmes de ce mouvement étaient engagées politiquement. Souvent elles ne se mariaient pas ni n'avaient d'enfants, car en se mariant les femmes perdaient alors leurs droits au profit de leur mari.
Elles ne voulaient plus sacrifier leur propre plaisir ni se soumettre à la volonté d'un mari.
Mais malgré la récupération de l'image de la Gibson Girl par les féministes les plus radicales qui la voyaient comme le symbole de la New Woman, le personnage de Gibson en reste éloigné par de nombreux aspects.
La Gibson Girl ressemble à la New Woman, mais contrairement à cette dernière, elle demeure toujours très féminine.
Elle conserve des bonnes relations avec les hommes, et n'est pas contre le mariage, elle symbolise plutôt une sorte de conciliation entre hommes et femmes. De plus, la Gibson Girl offre une image moins radicale, sa liberté et son indépendance restant relativement superficielles. Insouciante et décontractée, elle est aussi plus frivole, coquette. Elle ne participe à aucun mouvement politique et préfère faire passer en douceur les changements dans la vie des femmes.

La Gibson Girl était donc un symbole plus acceptable de la femme moderne de son temps, une sorte de variante glamour et romantique du personnage de la New Woman.
C'est d'ailleurs là une des raisons de sa popularité : l'association de certaines caractéristiques de cette Nouvelle Femme – plus indépendante, plus assurée, plus libre dans ses décisions, plus audacieuse -, avec en même temps un style toujours extrêmement féminin, quelle que soit la situation.
Elle représentait, par son caractère et son style si personnel, la femme américaine idéale, pour les Américains, et aux yeux du monde entier.
Certains la considèrent comme l'ancêtre de la pin-up, bien que sa personnalité soit complètement différente.

Pour la première fois, on se trouve face à un objet de marketing qui sera repris sur toutes sortes de support, de la vaisselle aux éventails, en passant par les coussins et le papier peint. Elle fleurissait sur les couvertures des journaux les plus populaires, et était adorée autant des hommes que des femmes.
Un grand nombre de femmes souhaitaient lui ressembler, imitant son style, à défaut de pouvoir vivre sa vie.

Bien sûr, la Gibson Girl ne plaisait pas à tout le monde. Par son audace, son assurance, son indépendance, elle représentait une menace pour les plus conservateurs, qui craignaient que son influence ne perturbe l'équilibre d'une société à domination masculine, et que les femmes ne perdent leur charme.
Malgré tout, son influence fut profonde, et elle participa pleinement aux changements de l'image et des rôles de la femme de cette période.
La Gibson Girl est loin du modèle traditionnel de la femme au XIXeme siècle, douce, serviable, docile, vertueuse, fragile, discrète, toute dévouée à son rôle de mère et d'épouse au sein de son foyer, et dépendante en tout de son époux.

La Gibson Girl trouve ses activités hors de la maison, dont pour la plupart des activités de loisirs pour son propre plaisir. Parmi ces activités, elle aime jouer aux cartes, ou faire du sport, activités jusque-là réservées aux hommes. Elle aime aussi se rendre à l'Opéra, à un dîner chic ou un bal élégant.

Elle est intelligente, instruite, talentueuse, à l'aise dans toutes les circonstances.
D'autre part, pour la Gibson Girl, l'homme n'est plus seulement celui que l'on se doit de satisfaire et qui dicte les règles. Elle discute librement avec lui, partage des activités sur un plan amical, dans un contexte de respect mutuel. Il lui arrive même le bouder ou se moquer de lui.
Mais, et c'est ce qui la différencie vraiment de la New Woman, bien qu'elle paraisse de prime abord indépendante et libre de faire ce qui lui plaît, son indépendance reste relativement superficielle.

Pour créer son personnage, Charles Dana Gibson ne s'est pas inspiré d'un modèle unique. Il explique lui-même qu'il trouvait son inspiration parmi toutes les femmes, de toutes les catégories sociales.
"Je ne me suis jamais posé consciemment pour travailler à créer un type spécifique de l'Américaine", expliquait Gibson à un journaliste. "Je l'ai vue dans les rues, je l'ai vue dans les théâtres, je l'ai vue dans les églises, je l'ai vue partout, et tout faire". Elle était vendeuse dans une boutique. Elle était une femme de la Haute Société se promenant sur la 5eme avenue à New York. Gibson s'était inspiré de dizaines de milliers d'Américaines".

Pourtant, la Gibson Girl présente souvent le même visage, dans lequel on reconnaît d'ailleurs une grande ressemblance avec celui de sa femme, Irene Langhorne. Celle-ci, qu'il épousa en 1894, incarnait à ses yeux la femme parfaite, tant au niveau physique que de sa personnalité.

Plus tard, on reconnaîtra dans ses portraits d'autres personnalités, comme la fameuse Evelyn Nesbit.
Evelyn Nesbit, à la chevelure en point d'interrogation. « Women : The Eternal Question » publié en 1905.

Camille Clifford, avec sa silhouette en sablier, fut également une des représentantes du style Gibson Girl.
Le style de la Gibson Girl, si caractéristique, illustre le charme féminin et les tendances au tournant du siècle. Il est en même temps un modèle pour les femmes, influençant profondément la beauté et la mode.
Ses vêtements soulignaient ses formes, modelées par le corset, qui lui donnait une taille de guêpe et mettaient en valeur des hanches et une poitrine généreuses. Cette silhouette incarne un idéal de beauté plus sexualisé que celle, plus chaste, de l'époque victorienne puritaine.
Elle porte très souvent des vêtements plus simples et plus pratiques, des vêtements plus proches alors du style masculin que du costume traditionnel féminin. Malgré tout, son style reste élégant et féminin, plutôt décontracté ou sophistiqué selon les occasions.

La tenue qui représente le mieux son style est l'association d'un chemisier et d'une longue jupe fluide. La Gibson Girl rendit populaire ce type de costumes en deux parties, à l'origine de l'industrie du prêt-à-porter, des vêtements fabriqués en série qui pouvaient s'acheter ensemble ou séparément. Ces vêtements, produits en une infinité de styles, permirent aux femmes des classes plus populaires d'accéder à la mode et d'imiter les femmes de la haute société.

Mais symbole appartenant à son temps, la popularité de la Gibson Girl décroît en premier lieu avec les changements vécus par les femmes avec la première Guerre Mondiale, puis avec l'arrivée de la « flapper », équivalente américaine de « la garçonne ». Une femme plus moderne, plus émancipée, au style et à la silhouette à l'opposé de la Gibson Girl.
Elle a malgré tout marqué durablement la culture américaine, et demeure encore aujourd'hui une des images les plus populaires aux Etats-Unis. Symbole de la femme de son temps, elle est la première icône à représenter l'Américaine à travers le monde.

https://www.facebook.com/Secretdantan
Revenir en haut Aller en bas
Sha're
Admin
Admin
avatar

Féminin
Age : 36
Messages : 12667
Inscrit le : 12/11/2006
Localisation : dans la station radio

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Mer 20 Aoû 2014 - 8:04

Demoiselle de magasin, ça m'aurait plu aussi  clin  tout en étant une Gibson Girl.lol

_________________
"Que le plaisir qu'elle procure éteigne mon corps et le feu de mon âme à tout jamais"


Mon site sur Jack Phillips : http://jackphillips-titanic.e-monsite.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://jackphillips-titanic.e-monsite.com/
LadyPierce

avatar

Féminin
Age : 24
Messages : 1793
Inscrit le : 15/01/2013

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Jeu 21 Aoû 2014 - 10:24

A oui temps que nous y sommes on prendre le package ! clin   rire 
Revenir en haut Aller en bas
LadyPierce

avatar

Féminin
Age : 24
Messages : 1793
Inscrit le : 15/01/2013

MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Sam 3 Jan 2015 - 20:18

La naissance de l’industrie de la mode présentée au Bon Marché


Le Bon Marché illustre la création du commerce de la mode tel que nous le connaissons aujourd’hui. Aristide Boucicaut, génie du commerce, a su pressentir les envies de sa clientèle et utiliser les innovations techniques de son époque pour les satisfaire. Les méthodes commerciales qu’il a mis en place dans son « magasin de nouveautés », premier grand magasin sont révolutionnaires. D’origine modeste, ce provincial arrivé à Paris à l’âge de 25 ans, est vendeur dans une boutique de « nouveautés » rue du Bac. Il se retrouve au chômage à 38 ans suite à la fermeture du magasin dans lequel il était employé. Il devint alors vendeur de châles dans le magasin Au Bon Marché situé à l’angle de la rue du Bac et de la rue de Sèvre. 4 ans après, il s’associe aux propriétaires du magasin, qui lui céderont entièrement leurs parts 10 ans plus tard, apeurés par la mise en place de ses méthodes commerciales innovantes. Aristide Boucicaut racontera que c’est en constatant l’affluence à l’Exposition universelle de 1835 qu’il a une vision prémonitoire : ces visiteurs pourraient devenir ses clients. Il ouvre ainsi la voie à une nouvelle société de consommation et, avec son succès, contribue à créer et à diffuser l’image de la « Parisienne moderne », symbole de la séduction, de l’élégance et de la beauté.




Les innovations commerciales préfigurant la société de consommation

Les innovations commerciales d’Aristide Boucicaut, à contre-courant des habitudes de l’époque, expliquent sont extraordinaire réussite :

le prix fixe: les articles portent désormais des étiquettes affichant leur prix fixe au lieu du prix pratiqué à la tête du client.

Exposition des articles: jusqu’alors, les magasins n’ayant pas de devanture, la marchandise était pliée, empaquetée, et seul le vendeur en connaissait le prix. Pour sa clientèle, principalement féminine, Aristide Boucicaut fait déployer toutes les marchandises dans le magasin afin qu’elles puissent être vues et touchées : les soies sont exposées, les rubans déroulés, les parapluies et ombrelles ouverts.

Les prix réduits: l’objectif d’Aristide Boucicaut était de vendre beaucoup, faire tourner la marchandise et fidéliser la clientèle

La possibilité d’échanger la marchandise: une véritable révolution pour l’époque, si la marchandise ne plait plus, il est possible de la rapporter. L’objectif étant de mettre en confiance la clientèle.

Institutionnalisation des premières soldes: Aristide Boucicaut invente le mois du Blanc en janvier, déstockant le linge de maison. Puis il établit un calendrier annuel où se succèdent ventes, réclames et soldes.

La vente à distance: Aristide Boucicaut commence par mettre en place un service de livraison à domicile pour ses clientes, puis à partir de 1867, il envoie 500 000 catalogues avec échantillon de tissu pour la vente à distance.

De nouveaux services pour les clients: dans ses notes préparatoires pour le roman Au Bonheur des Dames, Emile Zola décrit les nouvelles commodités proposées aux clients «  un salon de lecture et de correspondance est à la disposition des clients (…) des journaux, des revues dont les collections sont dans des casiers (…° Le buffet est voisin. Des garçons de magasin versent des sirops, des bordeaux ou des madères, aux extrémités des fontaines. » Des aménagements pour les hommes, attendant que leurs femmes aient terminé leurs achats.



Le Bon Marché s’appuie sur les innovations techniques de l’époque

Aristide Boucicaut s’appuie sur les progrès techniques de l’époque pour développer un nouveau marketing :
- grâce à la création de l’Entreprise générale des omnibus, il s’adresse à une clientèle plus large qui a la possibilité de circuler facilement dans la capitale.

Grâce aux progrès des impressions chromolithographiques, qui permettent des impressions à moindre coûts, Aristide Boucicaut fait imprimer des milliers d’images à collectionner pour enfants que le magasin distribue tous les jeudi. L’objectif étant d’attirer les mères de famille au magasin.


Le temple du commerce

Aristide Boucicaut agrandit et embellit le Bon Marché au fur et à mesure de son développement commercial. Le volume et la clarté du magasin dû à sa grande verrière font de ce magasin un temple. « Une cathédrale du commerce pour un peuple de clients » Emile Zola.
En 1887, 15 à 18 000 clients franchissent chaque jour les portes du magasin. La clientèle est alors principalement féminine, invitée à sortir de chez elle, à toucher librement une marchandise disposée à profusion sur de nombreux comptoirs. « Désormais le magasin remplaçait l’église et la femme viendrait y passer des heures et s’y passionner, heureuse et adulée » Emile Zola.




Le Bon Marché à l’avant-garde de la mode parisienne

Les catalogues du Bon Marché racontent à eux seuls une histoire de la mode : on y perçoit l’évolution des silhouettes, de la crinoline – jupon supportant le poids de la jupe et lui donnant de l’ampleur – aux styles actuels, en passant par les jupons à volants ou la ligne fluide des années 20.
Le prêt-à-porter fait son apparition au Bon Marché. Les femmes peuvent alors acheter des vêtements confectionnés à l’aide de tailles standardisées, et non plus uniquement fait sur mesure. Dans le catalogue de mode du printemps 1880 apparait une publicité pour des « robes toutes faites, confection pour dames et enfants »

qsda
Revenir en haut Aller en bas
 
La belle époque dans tous ses états
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
 Sujets similaires
-
» Le Rock dans tous ses états - 25 et 26 juin 2006 (Evreux-F)
» 00 - Beauce Sologne (L'eau dans tous ses états)
» salades dans tous ses états !
» Le LION dans tous ses états
» "Martine" dans tous ses états !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Titanic :: Belfast..................................................  :: La belle époque-
Sauter vers: