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 La belle époque dans tous ses états

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L'art d'être jolie
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La peau et la chevelure
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Bains de mer
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Parfumerie & savon
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Les supplices de la beauté
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Hygiène
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Reines de beauté en 1914
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Comment avoir de jolis ongles
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Autres...
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LadyPierce

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MessageSujet: La belle époque dans tous ses états    Dim 29 Déc 2013 - 1:31



La Mode au XXe siècle


La mode en 1900 ou mode de la Belle Époque se caractérise, dans la silhouette féminine, par un goût pour les lignes souples, les courbes, les volutes et les dentelles, dans l'esprit direct de l'Art nouveau, tandis que la silhouette masculine reste très sobre, très sombre et mince, comme tout au long du XIXe siècle. Cette période de prospérité et de relative insouciance donne lieu à une mode qui oscille entre luxe abondant et désir de légèreté.

L'évolution de la silhouette masculine

Il y a eu très peu d'évolution tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle, dans le très simple costume trois pièces (pantalon, veste et gilet) noir ou sombre porté aussi bien par les hommes les plus aisés que par la bourgeoisie plus modeste. Les différences, subtiles, se font sur les accessoires : qualité des tissus, montre à chaînette d'or, canne à pommeau sculpté, gants de chevreau, etc. font la panoplie de l'homme du monde ou du dandy.

De même, les tenues des ouvriers et des paysans restent très figées, comme tout au long du siècle précédent.

Les cheveux étaient généralement portés courts ; ni favoris ni cheveux mi-longs n'étaient plus en faveur. La moustache était très à la mode, et dans une moindre mesure, une petite barbichette pointue.


L'évolution de la silhouette féminine

De façon générale, la jupe a perdu de l'ampleur de façon assez régulière, des années 1870 à 1910, tandis que le haut du corps, après avoir commencé à s'élargir pour compenser (manches gigot des années 1895), s'est mis lui aussi à s'amincir. À quelques exceptions près, la silhouette n'a cessé de perdre de l'ampleur et de la superbe, avant d'aboutir aux vêtements basiques et utilitaires du XXe siècle.

   Passage de la crinoline à la tournure des années 1870-1900, puis à une jupe de beaucoup moins d'ampleur portée sur de simples jupons.
   Évolution de la silhouette : grâce au nouveau corset droit devant élaboré par Inès Gaches-Sarraute, les hanches et fesses sont projetées en arrière, les reins très cambrés, tandis que la poitrine pigeonne. De profil, la femme a donc une silhouette dite en S.
   Nouvelles tenues féminines conçues exclusivement pour le sport : la bicyclette, la natation, le corset permettant l'équitation ou le golf. Elizabeth Smith Miller, une Anglaise, a inventé au milieu du XIXe siècle des culottes bouffantes. Elles sont popularisées par Amelia Bloomer et vont porter son nom, les bloomers. Décriées comme inconvenantes et pratiquement pas portées à leur invention, celles-ci vont trouver leur usage à partir des années 1890-1900, dans la pratique de la bicyclette - même si certains les critiquent encore, pensant que seule la jupe longue puisse convenir à une femme, elles seront communément utilisées, mais pour cette seule activité, inaugurant ainsi, avec les tenues de bain, les vêtements spécifiques à un sport coutumiers de nos jours. Les bloomers disparaissent dans les années 1910-1920.


*En 1895 : le summum de la mode des manches gigot.

*En 1897 : les manches redeviennent plus simples.

*En 1901, la nouvelle silhouette en S.

*Publicité d'un corsetier pour ses corsets nouveaux.


*Tenues de soirée en 1900.

*À bicyclette. La jeune femme porte des bloomers.

*Costumes de bain en 1898.

*
Corset facilitant le sport.



Les dessous


Les dessous de la Belle Époque mettent à l'honneur la dentelle, les rubans, et représentent un peu l'âge d'or du frou-frou.

La femme revêt, dans l'ordre : une longue chemise (en coton, en batiste, etc.), par-dessus laquelle elle lace son corset (qui n'est jamais placé à même la peau, ce qui le salirait trop vite et obligerait à des lavages et un rachat trop fréquents). Puis elle met, souvent, un cache-corset brodé (qui tend à disparaître au début du XXe siècle cependant), des pantalons au bas de dentelles, une tournure (descendante de la crinoline), un ou des jupons et enfin sa robe.

1901 voit la création du tout nouveau corset "droit devant".





Les accessoires de mode




   Chapeaux : à l’époque, il était encore très mal vu de sortir tête nue ou en cheveux, chose que seules les femmes du peuple faisaient ; les femmes aisées et mêmes les plus simples bourgeoises ne se montraient jamais dans la rue sans porter de chapeau, accessoire essentiel. La Belle Époque a donné lieu aux constructions chapelières les plus extraordinaires, chargées de plumes, de faux fruits et de fleurs, rappelant dans un autre genre les extravagantes constructions capillaires des femmes de la cour au milieu du XVIIIe siècle. De façon intéressante, c’est vers 1910, lorsque la silhouette générale se simplifie et s’amincit, que les chapeaux deviennent les plus larges et imposants.
   La plupart des femmes portaient des gants de chevreau ou d’agneau, lavables ; il en existait aussi en daim, et pour le soir, en soie rebrodée. Tous étaient extrêmement étroits, moulant la main jusqu’au poignet, voire jusqu’à l’avant-bras.

  Chaussures : la chaussure féminine la plus répandue est la bottine de cuir, fermées par de petits boutons.

   Ombrelles : en dehors des plus utilitaires parapluies, les ombrelles destinées à protéger le teint du soleil étaient portées tout au long de l’année. Ajourées, couvertes de dentelles, au manche de bois ou d’ivoire sculpté, elles ajoutaient beaucoup à l’élégance et la délicatesse de l’ensemble.

   Bijoux : l’Art nouveau a produit des bijoux extraordinaires, superbes ; les artistes n’hésitaient pas à se faire designers à l’occasion, comme le célèbre Mucha, qui a créé de nombreux bijoux.


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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Dim 29 Déc 2013 - 5:33

Tous les sujets que tu proposes sont intéressants mais s'il fallait n'en choisir qu'un, ce serait "Hygiène".

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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Dim 29 Déc 2013 - 13:11

Vous pouvez en choisir plusieurs, je ferai donc sur l’hygiène très rapidement, j'ai déjà tout préparer je n'aurai cas publié.  joie 
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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Dim 29 Déc 2013 - 13:30

LadyPierce a écrit:
Vous pouvez en choisir plusieurs, je ferai donc sur l’hygiène très rapidement, j'ai déjà tout préparer je n'aurai cas publié.   joie 
Ah alors je supprime mon vote. Je choisis Hygiène, les supplices de la beauté et l'art d'être jolie.
Merci Marjorie.  clin

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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Dim 29 Déc 2013 - 13:42

Super Sha're je prépare tout cella !  qsda 

 dghte 
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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Dim 29 Déc 2013 - 22:17


L’hygiène




L’hygiénisme

I

S’appuyant sur l’avancée scientifique, l’hygiénisme est un courant du XIXe siècle qui a suivi la reconnaissance du rôle des bactéries et microbes dans les maladies humaines. On peut mettre à son actif les égouts, le ramassage des ordures, la prophylaxie, les bains publics, les crachoirs contre la tuberculose, ... C'est ce courant qui entraîne le comblement de certains bras de fleuves (Loire à Nantes, Seine à Paris). C'est aussi à cette époque que se développe le thermalisme : la bourgeoisie se rend à Deauville prendre des bains d'eau froide. De même, la mode est aux construction en fer et en verre : laisse passer la lumière, matières "propres". Tout un ensemble de théories apparaissent. Ces théories hygiénistes sont un ensemble de doctrines et de pratiques conseillées, apparues essentiellement au cours du XIXe siècle.
Elles voient le jour en réaction à l'hygiénisme, courant du même XIXe siècle qui a suivi la reconnaissance du rôle des bactéries et microbes dans les maladies humaines. On peut y mettre les égouts, le ramassage des ordures, la prophylaxie, les bains publics, les crachoirs contre la tuberculose, etc. Dans le domaine de l'eau, les théories hygiénistes ont non seulement contribué au développement des adductions d'eau, de l'évacuation des eaux usées et du traitement de l'eau potable, mais également encouragé l'hygiène corporelle.
En terme d'urbanisme, les théories hygiénistes préconisaient, à une époque où la ville s'industrialise (avec toutes les conséquences que cela entraîne), une faible densité afin de « faire circuler l'air ». Il s'agissait notamment d'ouvrir les villes « intra muros » délimitées parfois par d'anciennes fortifications. Elles influencèrent de nombreux architectes ou de nombreux décideurs de transformations urbaines, comme Rambuteau et le baron Haussmann à Paris. Ce dernier a été préfet de la Seine du 23 juin 1853 au 5 janvier 1870. À ce titre, il a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire en élaborant un vaste plan de rénovation. Au milieu du XIXe siècle, Paris se présente à peu près sous le même aspect qu'au Moyen Âge. Napoléon III veut une capitale aussi prestigieuse que son pouvoir, ce qui sera le point de démarrage de l'action du nouveau préfet. L'idée maîtresse des travaux est une meilleure circulation de l'air et des hommes, en adéquation avec les théories hygiénistes qui sont alors en plein essor, suite à l'avènement des « Lumières » au XVIIIe siècle et à l'épidémie de choléra de 1832. La volonté d'entraver d'éventuels nouveaux soulèvements populaires, en souvenir de ceux de 1830 et 1848, entre aussi en jeu. Crée en parallèle, avec l'ingénieur Belgrand, des circuits d'adduction d'eau et un réseau moderne d'égouts. C'est depuis Haussmann un réseau bien entretenu qui double chaque rue parisienne d'une galerie souterraine. Il compte 2 300 kilomètres de galeries. Au total, on estime que les travaux du baron Haussmann ont modifié Paris à 60 %.En combattant l'idée de fortes densités urbaines, elles favorisèrent le développement de transports en commun qui permettent à la ville de s'étendre. Les théories hygiénistes se sont trouvées confortées par les découvertes pastoriennes qui leur apportent un argument scientifique. L'amélioration de l'hygiène a permis un allongement tout à fait significatif de l'espérance de vie.

II


Belle époque

Néanmoins le mouvement hygiéniste eu un certains impact à la belle époque et plus tard. Cela se traduit par un mouvement architectural qui prône l'application des théories hygiénistes. C'est l'aboutissement, au début du XXe siècle, des travaux de médecins et d'hommes politiques (notamment le « Musée Social ») luttant contre l'insalubrité des logements parisiens et la propagation de la tuberculose. Concrétisé notamment par la tenue d'un Congrès international d'assainissement et de salubrité de l'habitation qui se tient à Paris en 1904, il prône une architecture scientifique en s'inspirant du modèle hospitalier et des sanatorium et préconise principalement le plus grand ensoleillement possible des logements (influence plus tard sur les architectes modernes, de Henri Sauvage à Le Corbusier). C’est en effet notamment l’assainissement des villes qui est en bonne voie. D’une part l’ère industrielle sépare les eaux propres des eaux usées. Les tuyaux d’amenée (eaux propres) à Paris, assurent fonctions : lavage des rues, lutte contre l’incendie, distribution de l’eau à la fontaine du quartier. On est loin ainsi de la porteuse d’eau qui, un siècle et demi plus tôt, apportait l’eau potable à domicile à un prix qui en excluait l’usage pour l’immense majorité de la population. D’autre part, de nombreuses villes, comme Strasbourg, déploient leurs efforts dans un secteur alors en plein essor : le ramassage des ordures ménagère. Et pour cause, en 1884, sous la IIIe République, le Préfet de la Seine, Eugène Poubelle, décrète que « Dorénavant, les ordures ménagères seront ramassées par l'intermédiaire d'un récipient de bois garni à l'intérieur de fer blanc, de manière à ce que rien ne puisse s'en échapper. Ces récipients pourront également contenir de cendres chaudes sans risque d'incendie ». Ces récipients seront bientôt appelés poubelles. Le Préfet avait même prévu de stocker les déchets dans trois bacs spécifiques. Un pour les déchets ménagers, un pour les papiers / chiffons et enfin un dernier pour le verre, la faïence ou... les coquilles d'huîtres ! La laïcisation a aussi un effet sur la pratique de l’hygiène en particulier : l’école de Jules Ferry remplace la leçon de catéchisme par la leçon d’hygiène. Ainsi se perpétue, dans sa version laïque, une longue tradition qui charge le maître d’enseigner la morale et les règles de civilité. Au même titre que l’instruction civique, l’histoire ou la géographie, cet enseignement nouveau est destiné à fonder durablement une République républicaine, forte de ses principes et de leur mise en application. C’est ainsi que toute une réglementation de l’espace et du mobilier scolaires (1878-1900) se met en place pour promouvoir le bon ordre et l’hygiène. Le terrain réservé à l’école sera désormais « central, bien aéré, d’un accès facile et sûr, éloigné de tout établissement bruyant, malsain ou dangereux, à 100 mètres au moins des cimetières ».
À partir de 1879, la surveillance sanitaire et médicale des écoles est décrétée. Mais, dix ans plus tard, seuls onze départements l’ont effectivement mise en œuvre… Dès lors, à défaut du regard médical, le dépistage des mauvaises postures, des problèmes d’acuité auditive ou de myopie de l’écolier incombent bien souvent à l’instituteur (-trice). Les règlements invitent par ailleurs le maître à pratiquer quotidiennement une « visite de propreté ». L’inspection de la chevelure vise à détecter la présence de poux, celle des mains à bannir les ongles « en deuil », celle des oreilles, du cou et des pieds à vérifier la pratique des bains partiels. Entre 1900 et 1940, l’équipement sanitaire des écoles et des lycées (lavabos, W.-C., douches pour les internes, sans chauffage) se développe, permettant de faire entrer dans la pratique les préceptes enseignés. En second lieu, cette pédagogie est fondée sur la répétition du message. Il en va ainsi pour l’école primaire où elle est diffusée sous forme de chants, de récitations, de rédactions, ou encore de leçons de morale, d’instruction civique ou de sciences naturelles. La dictée contribue elle aussi à l’apprentissage de l’hygiène. Mais un tel message ne vise pas que les enfants. Le monde des adultes, à travers les réclames, constitue une cible de choix. L’eau potable, le savon de Marseille, la salle de bains, etc.,

Une hygiène qui fait face à la résistance des mœurs
L’histoire de l’hygiène fait face à des événements comme l’ouverture du premier bain-douche parisien à bon marché (vingt centimes, savon compris, soit environ un euros d’aujourd’hui), véritable symbole de la démocratisation des soins corporaux, le 15 avril 1899 (aussi c’est un lieu mixte avec une vingtaine de minutes chacun). Des bains-douches municipaux ouvrent, le premier à Belleville (Paris) en 1903, ce qui suscite la colère des propriétaires de bains-douches privés. Mais si les villes s’ouvrent à cette sciences il en est tout autrement pour les campagnes. L’hygiène moderne est en butte à des pratiques et à des principes qui n’ont pas grand-chose à voir avec la nouvelle rationalité scientifique et médicale. Toute une série de traditions, de comportements, de schémas explicatifs, hérités de temps très anciens, et remodelés au fil des générations, prédominent durant la seconde moitié du XIXe siècle, et ne disparaîtront qu’après la Seconde Guerre mondiale. Leur vitalité, leur longévité tiennent à l’histoire de la France.
Tout d’abord, la puissance des langues régionales et des patois fait du français, qui véhicule les messages des hygiénistes, une langue un peu étrange, sinon étrangère, parisienne, sinon centralisatrice. Ensuite, jusque vers 1930, la majorité de la population française reste rurale, c’est-à-dire en marge du monde de la ville dont la science constitue un produit culturel symptomatique. Enfin, et surtout, changer les comportements – puisque tel est l’un des buts essentiels de l’hygiène moderne – porte atteinte aux représentations du corps, à ses usages et à son intimité, toutes choses éminemment délicates qui nécessitent du temps : celui de la réflexion, celui du changement lui-même, qu’ils soient propres aux personnes ou à la vie en société, d’une société qui va s’urbanisant, se technicisant et s’industrialisant.
En premier lieu, la propreté, au siècle dernier, n’est pas forcément considérée comme un bien. Pour de nombreux paysans, la saleté fait obstacle à la maladie. À l’inverse, la propreté (puis l’hygiène) est réputée faciliter la pénétration par les pores de la peau des miasmes porteurs de mort. Dans le même ordre de croyances, les odeurs fortes, les couleurs foncées sont synonymes de puissance. Ainsi, l’homme qui « pue le bouc » est censé disposer d’une puissance sexuelle hors du commun ; quant au sel gris, on le croit plus « fort » que le sel blanc, dans le bocage normand, et ce jusque dans les années 1970, « parce qu’il est moins lavé ».De plus, la vaccination est le sujet de controverse : la culture populaire y est hostile. Elle se méfie d’une médecine gratuite, instituée avec la bénédiction de l’État, alors qu’elle était habituée à voir fleurir, souvent loin d’elle, une médecine payante et… facultative ! Certains y décèlent une arrière-pensée fiscale, à moins que ce ne soit l’idée de la conscription. Les tenants de cette culture, qui n’est pas uniquement paysanne, opposent donc une force d’inertie au déploiement de la vaccination, notamment antivariolique, car ils croient posséder avec la théorie humorale une explication des causes des maladies, partant, de bons moyens pour les éviter. La variole purgerait l’organisme des principes morbides qui l’imprègnent depuis la naissance, ces « humeurs qui plus tard doivent devenir funestes ». La simplicité et la douceur de l’opération sont elles-mêmes cause de doutes : « Que peuvent, disent les gens du peuple à un médecin, un, deux, quatre, six boutons sur la masse des humeurs ? ». Bien pis, en désaccord avec la doctrine officielle de l’Église au sujet de la vaccination antivariolique, certains paysans et citadins pensent que la « petite vérole » est un fléau envoyé par la Providence ; les hommes n’ont donc pas le droit d’en prévenir les effets.
Cette hostilité à la vaccination se voit renforcée par les dangers réels que fait courir la vaccination antivariolique à ses débuts : vaccin impur, mal conservé, ou transmission de la syphilis à cause de l’utilisation d’un vaccin humain qui précéda celle du vaccin animal.
Ainsi, lorsque l’hygiène nouvelle et officielle exige des modifications durables de comportements qui touchent au plus fort et au plus intime, (c’est-à-dire au sens prêté à la vie et donc à sa préservation par le moyen de l’hygiène), les interrogations demeurent longtemps très fortes.

 livre 
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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Lun 30 Déc 2013 - 8:27

Merci pour ce premier sujet.
Il a fallu du temps pour que ce soit appliqué, mais tous s'y sont mis rapidement je trouve, excepté en campagne. Ça n'a pas dû être facile de changer ses habitudes et ses idées bien ancrées sur l'hygiène.
C'est amusant de savoir que le tri des déchets existait déjà à la Belle Epoque : Un pour les déchets ménagers, un pour les papiers / chiffons et enfin un dernier pour le verre, la faïence ou... les coquilles d'huîtres. lol

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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Lun 30 Déc 2013 - 9:34

Oui, ils devaient mieux faire le trie que nous ! Je sais que ma tante disait que sa grand tante qui était née a la belle époque, ne voulait pas quelle passe la serpillère au sol que sa ne se fesait pas, qu'il etait inutile de gaspillé de l'eau pour le sol! Sa m'a fait rire, conflit de génération, il faut dire avant il y avais 3 génération qui vivaient dans la même maison... Sa ne devais pas être facile, je ne pourrai déjà pas supporté de vivre avec mes parents alors imaginons avec les grand parent ainsi que les arrières...  yeux 
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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Jeu 2 Jan 2014 - 17:53

Les supplices de la beauté





Un club de beauté



l existe à Chicago un club original dont l'unique but est, pour toutes ses adhérentes, la conquête de la beauté.

Avec le plus grand sérieux, comme elles font toutes choses, les Américaines, de tout âge et de toute condition, s'y sont fait inscrire en foule.

Le prospectus de la Société, fort alléchant, déclare "qu'il suffit de se conformer aux statuts du club pour diminuer à coup sûr, et, souvent même, effacer, presque entièrement, cette infortune de la laideur physique que la nature inflige à un si grand nombre de ses enfants."



Un code de beauté. Image-3-copie-4.png

Créer la beauté est sûrement impossible, mais mettre en valeur ce qui existe de bien, amoindrir les défauts apparents, telle est la tâche de l'hygiène plastique entreprise par la nouvelle société.

Ce n'est, assure-t-elle, qu'une affaire de soins intelligemment et rationnellement compris.

Elle a dressé, à cet effet, un vaste programme de prescriptions que les adhérentes jurent sur la Bible d'observer scrupuleusement, et dont le principe fondamental est celui-ci : "La beauté est le reflet d'une parfaite santé et d'un équilibre complet." Code particulièrement curieux, surtout en ce que ses conseils ont une application plus morale que matérielle.

Il ne donne pas les recettes de crèmes merveilleuses pour conserver la fraîcheur du teint ou de lotions pour chasser les rides ; il ne cherche pas à redresser les nez de travers et à rétablir par la chirurgie l'harmonie des visages. Il prétend que la beauté de la femme est surtout une question d'hygiène générale. La vie calme, saine, fortifiante, sans excès d'aucune sorte, sans ridicules et cruelles précautions de coquetterie, est indispensable à qui veut être vraiment jolie. Les nerfs, ces malheureux nerfs, qui font déjà moralement tant de mauvaise besogne, en feraient aussi au point de vue physique, et la première règle pour garder la beauté serait de n'être pas nerveuse.

Et voici, dans cet ordre d'idée, quelques-uns des articles du code élaboré par ce club peu banal :

"Les adhérentes devront s'engager à ne plus lire de romans qui irritent les imaginations et développent une nervosité préjudiciable à la beauté, en produisant l'amaigrissement." Voilà, certes, un effet inattendu de la littérature.

"La sobriété est la première condition pour conserver un teint clair et séduisant ; les dames devront se contenter d'un litre et demi de boisson pour les vingt-quatre heures, soit deux verres par repas. Les grands dîners, à mets épicés, sont aussi très nuisibles et précipitent l'apparition des rides et autres signes de vieillesse. Quant aux soupers, ils sont formellement interdits ; car pour avoir le teint frais et clair, il faut que la digestion soit faite avant de se coucher ...

"Les adhérentes ne porteront pas de voilettes ; car ainsi protégée, la peau du visage, trop sensible, perd de sa vigueur.

"Pour éviter la fatigue des yeux, elles s'engageront à ne jamais lire au lit, ni en chemin de fer, etc, etc."

Et nombre d'aimables Yankees, pleines de foi dans cette méthode, s'efforcent de mener cette existence sévère qui leur permettre peut-être de trouver le mari de leurs rêves.


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Sha're
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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Jeu 2 Jan 2014 - 19:52

Elle a de drôles d'idées cette association. Enfin ce n'est pas pire que d'abuser de la chirurgie esthétique.
Je me demande si beaucoup de personnes utilisaient l'appareil modificateur des formes du nez. lol

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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Jeu 2 Jan 2014 - 20:05

Je n'en est aucune idée en revanche je sais que les jeunes filles porté des pinces à linge pour avoir un nez fin.. Cette pas sans conséquence bien évidement.. dcgfe 
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Boudi

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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Jeu 2 Jan 2014 - 22:00

Merci Marjorie pour cet article!
En effet, cette association avait de drôles d'idées. Niveau alimentaire, elle ne permettait aucun écart!
Je ne savais pas pour les jeunes filles et les pinces à linge! Cela faisait plus de mal que de bien, non? Ce n'était sûrement pas l'idéal pour le cartilage et en plus, ça devait être douloureux!
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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Ven 3 Jan 2014 - 9:30

J'ai vu ça dans un film mais je ne pensais pas que ça se faisait vraiment. Il devait bien rester des marques sur le nez après l'avoir enlevé.  rire

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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Ven 3 Jan 2014 - 13:28

Boudi a écrit:
Je ne savais pas pour les jeunes filles et les pinces à linge! Cela faisait plus de mal que de bien, non?


Oui sa devais faire mal, essaye de te mettre une pince à linge tu verra que se n'est point agréable, sa fragilisé les vaisseaux qui cause des saignement de nez fort abondant..

Sha're a écrit:

J'ai vu ça dans un film mais je ne pensais pas que ça se faisait vraiment. Il devait bien rester des marques sur le nez après l'avoir enlevé.


Oui résultat un magnifique nez tout rouge, ahahah..  mort Je ne pense pas que sa devais être très efficace..
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MessageSujet: Re: La belle époque dans tous ses états    Ven 3 Jan 2014 - 20:59

Les chapeaux de la belle époque




Étymologie

Le mot chapel médiéval viendrait du mot normand Cap, venant lui-même de caput (tête) (le chapelet était aussi une couronne de fleurs portée autour de la tête au Moyen Âge, le dictionnaire de l'académie française de 1694 évoquant encore « Une couronne dequ'on met sur la teste dans quelque resjoüissance, dans quelque feste solennelle, citant : Les Prestres à la procession portoient un chapeau desur la teste. »).
Les mots capa, capella ont la même racine. Selon le Dictionnaire encyclopédique de l'Histoire de France de Ph. Le Bas1 Chapel « dans l'origine, fut un diminutif, non pas du chaperon (comme d'autres l'ont dit...) mais du capuchon qui accompagnait la chape, et servait à couvrir la tête) ». Les noms donnés à certains modèles qui ne sont plus portés sont souvent réutilisés pour désigner d'autres formes (bibi ou capeline par exemple). Il a de nombreux synonymes, dont coiffe ou parfois coiffure...



Le chapeau

Le couvre-chef existe depuis toujours. De la pétase antique aux bonnets médiévaux, en passant par les voiles destinés aux femmes fortunées ou aux religieuses, l’homme a toujours su se couvrir la tête, que ce soit purement utilitaire ou bien esthétique. Le chapeau permet aussi de montrer son statut social, et ceci est vrai encore de nos jours. N’est-ce pas la course à la pièce montée la plus originale pour s’exhiber sur les hippodromes ?



*1900
C’est le règne des canotiers, capotes, toquets, falbalas et autres plumes. Plus c’est haut, plus c’est beau. Même pour des activités « sportives », la femme ne peut s’empêcher d’orner son chapeau de fanfreluches et de le fixer à l’aide d’une épingle qui a la longueur d’une aiguille a tricoter. Cette mode, moins que pratique, durera une bonne décennie, quelque peu nuancée par une jeune modiste, Gabrielle Chanel. Installée Boulevard Malherbes en 1909, elle vendra aux demi mondaines des copies des chapeaux qu’elle réalise pour elle-même, et assez peu en adéquation avec les modes de l’époque. Les formes combinent rigueur et sophistication, le tout surmonté en général d’un ornement unique. Paul Doucet lui fera confiance et l’aidera à lancer sa carrière.



*1914-1918
La guerre arrivant, les matières premières se font plus rares, et les femmes iront pour la plupart tête nue, lorsqu’elles ne portent pas le fichu de l’infirmière ou la casquette du postier. Celles qui peuvent encore s’offrir le luxe de se pomponner choisiront des formes simples, des chapeaux à large bords ornés de simples rubans, et cloches inspirées des chapeaux d’hommes.



L’effondrement du port de chapeau.

L’étiquette et la formalité ont joué leur rôle dans le port de chapeau. Au tournant du 20e siècle en 1900, les hommes et les femmes ont changé leur activité avec les chapeaux, mais pour beaucoup de dames de certain statut social, elles les portaient plusieurs fois par jour.

L’étiquette des articles suggère qu’il serait un acte honteux de s’aventurer hors de la maison sans un chapeau ou même des gants. Un enregistrement raconte qu’une jeune femme s’est aventurée a envoyé une lettre sans son chapeau et des gants et a été sévèrement réprimandée pour ne pas être habillée convenablement. La boîte aux lettres a été située à quelques mètres de la porte de son jardin.
Dans l’âge Edwardien qu’il n’avait pas d’importance si vous étiez riche ou pauvre, vieux ou un enfant, quel que soit le statut d’une personne elle portait un chapeau, des mendiants seulement peuvent aller tête nue. Même lors d’élections, les militants ne faisaient pas campagne sans chapeau. Le chapeau serait assez fonctionnel dans le style et la forme, mais un chapeau a été encore porté.



Chapeaux : à l'époque, il était encore très mal vu de sortir tête nue ou en cheveux, chose que seules les femmes du peuple faisaient ; les femmes aisées et mêmes les plus simples bourgeoises ne se montraient jamais dans la rue sans porter de chapeau, accessoire essentiel. La Belle Époque a donné lieu aux constructions chapelières les plus extraordinaires, chargées de plumes, de faux fruits et de fleurs, rappelant dans un autre genre les extravagantes constructions capillaires des femmes de la cour au milieu du XVIIIe siècle. De façon intéressante, c'est vers 1910, lorsque la silhouette générale se simplifie et s'amincit, que les chapeaux deviennent les plus larges et imposants.

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